formation à distance


CONCLUSION

D’une économie basée sur la main d’œuvre et l’exécution de tâches et procédures, nous sommes passés à une économie dans laquelle les ressources intangibles, à l’image du savoir et du savoir-faire, sont devenus un capital à part entière des entreprises.


Ceci est particulièrement vrai et important pour une société telle que la Générale des Eaux. En effet, l’une des clés de la réussite du groupe réside dans l’innovation et dans la qualité des services proposés.


Face à cette nécessité pour l’entreprise d’avoir des collaborateurs performants, il a été nécessaire de mettre en place une politique de formation du personnel. Si la formation est une obligation légale (à concurrence d’1,5% de la masse salariale), il n’est en revanche pas obligatoire pour les entreprises d’établir un véritable plan de formation. Si elles le font, c’est parce que la formation, d’obligation légale est devenue un enjeu stratégique fort pour les entreprises. Ceci est d’autant plus vrai pour les entreprises qui évoluent dans un secteur où les savoirs, les connaissances et les compétences des collaborateurs sont à la base des améliorations de la productivité des activités de l’entreprise.


Cependant, dans un contexte économique difficile, même si la gestion du savoir est un enjeu stratégique pour l’entreprise, celle-ci n’en ai pas moins restée sensible à un argumentaire d’optimisation des coûts, de standardisation et de diffusion mondiale des savoirs de l’entreprise.


C’est pourquoi notre problématique proposait d’évaluer dans quelle mesure la formation à distance peut représenter une valeur ajoutée dans la stratégie d’entreprise et plus particulièrement pour un Centre de Ressources et de Formation.


Selon nous, la formation à distance ne présente un intérêt stratégique pour l’entreprise que s’il est associé à la politique de formation globale de l’entreprise, avec principalement une réflexion sur le «mix» des formules, entre formation à distance, présentiel, et formation tutorée en centre de ressources.


Parallèlement à cette réflexion sur la mise en œuvre de la formation à distance, il est important pour les entreprises d’avoir conscience que ce type de formation représente une révolution du point de vue des acteurs de la formation. En effet, le formateur n’intervient plus en tant que tel (sauf dans le cadre d’une formule mixte), son expertise n’étant requise que lors de l’élaboration pédagogique des modules. Quand à l’apprenant, d’une situation traditionnelle passive où le savoir lui était amené par un professeur, il se retrouve en position d’acteur de sa propre formation, le succès de celle-ci dépendant en partie de sa motivation et de son autonomie face à ce nouveau mode d’apprentissage. Ce nouvel état de fait peut se révéler déroutant pour l’apprenant et de ce fait avoir un impact négatif sur la motivation de ce dernier.


S’il est évident que la formation à distance peut représenter pour l’entreprise un intérêt stratégique dans la mesure où la formation coûte moins chère (si le nombre d’apprenants est suffisant!) que les formules traditionnelles et permet une diffusion à l’ensemble des sites, quelque soit leur localisation géographique, faut-il pour autant traduire toutes les formations en formation à distance ? Selon nous, il est important de l’intégrer dans les modules de formation, mais il semble que le tout formation à distance ne soit pas viable. En effet, certaines formations nécessitent une interaction, une intervention professorale. Tout ne semble donc pas devoir voir le jour sous une forme de formation à distance. Cependant, dans le but d’optimiser et de rationaliser la formation, il semble important pour les entreprises en général de repenser l’offre formation vers un guide de choix en ligne ou une offre de formation à distance, telle celle implémentée lors de notre expérience au sein de la Générale des Eaux. En effet, même pour des formations où l’interaction entre les participants est une composante majeure, il est possible de dispenser la partie théorique via une formation à distance, permettant ainsi de préparer les apprenants au séminaire présentiel et de tirer pleinement partie du travail en groupe. De plus, le travail de traduction de certaines formations, et plus particulièrement les formations «métier» sous forme de formation à distance représente selon nous un pas de plus vers la gestion des savoirs et des connaissances propres à l’entreprise, en capitalisant des savoirs faire et des best practices[1], et en les diffusant à un réseau.


Nous terminerons cette étude en précisant qu'elle a revêti un caractère tout particulier pour nous, puisque nous avons créé notre structure afin de défendre le renouveau de la formation à distance et de prouver nos dires. Cela n’aurait pas été possible sans la confiance que nous témoigne la Générale des Eaux et l’enseignement qui nous a été prodigué au sein de l’ESG, spécialement lors de notre spécialisation en e-business.



«Celui qui ne sait pas et ignore qu’il ne sait pas est un fou, fuis-le.

Celui qui ne sait pas et sait qu’il ne sait pas est un enfant, apprends lui.

Celui qui sait et ignore qu’il sait est endormi, réveille-le.

Celui qui sait et sait qu’il sait est un sage, suis-le.»



[1] L'expression désigne une forme d’action managériale menée au sein d’une organisation, d'une communauté éducative, lorsqu'elle souhaite porter en exemple ses «meilleures pratiques» et les étendre auprès de ses différents membres



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